lundi 18 avril 2011

ma sueur, mes larmes, mes forces : intrigues simples

Tout n'est pas forcément mauvais dans ce que j'écris, du moins je l'espère ! Après une plongée dans mes barbarismes, mon vocabulaire réduit, mon manque de planification et ma quichitude en titres, une autre s'impose : mes points forts (il faut bien une balance, sinon, ce n'est pas la peine, eh ?).
(Ajout de dernière minute : ma concision est arrivée longtemps après Gazelle... Évidemment !)
Ma force se trouve dans les intrigues simples, je pense. Après plusieurs années à me compliquer l'existence avec des romans qui partaient dans tous les sens, j'ai finalement appris à être concise et à donner tout de moi pour que ce que je raconte marque les esprits. 
Je fais toujours lire mes romans et j'essaie de changer les lecteurs (lectrices, plutôt) à chaque nouvelle version. Ma meilleure amie J. doit être la seule qui ait tout lu de moi. C'est une (très) grande lectrice (dans les 20 livres par mois si on la laisse faire), alors c'est le cobaye idéal pour moi. Généralement (malgré les quelques soucis habituels, on ne va pas remuer le couteau dans la plaie), les histoires restent (\o/).
Ce que j'ai appris après toutes ces années d'écriture c'est qu'une seule "problématique" suffit (pour moi). Normalement, mes idées sont de ce genre-ci : une fille vit une expérience traumatisante »» elle souffre d'un traumatisme psychique »» conséquences dans la vie, puis je commence donc mon histoire avec une fille totalement perdue (exception faite pour La Treizième Concubine : le tragique arrive en cours de route...). Partant de ce schéma übersimplifié, il est dérivable un millier de fois (au moins). Ce n'est pas parce que le principe de base est le même, qu'on raconte la même histoire.
Exemples :
► Clara, de Pour un jour volé au temps, a subi un traumatisme »» elle a pris la fuite »» elle est devenue amnésique. Le roman débute lorsqu'elle se rend compte qu'elle ne se souvient de rien et n'a pas de papiers d'identité sur elle pour lui faciliter la tâche.
► Mad, d'Or & Argent, est hantée par un mauvais esprit »» elle devient agoraphobe. Lorsque le roman commence, elle vient de passer un an enfermée.
► Mike, d'Au-delà des Océans, a subi deux traumatismes »» elle a des troubles du sommeil et vit par procuration dans l'attente d'une réponse.
À la fin, c'est savoir comment ces femmes s'en sortent, si jamais elles le font.


Je base la quasi-totalité de mon intrigue sur cette quête de l'équilibre. Du coup, j'écris court (souvent très court) parce que si je n'ai qu'un fil conducteur, je n'ai pas à disserter. L'histoire est là, je la raconte, et je laisse les personnages faire le reste. Pour ce faire, moi qui ai tendance à mettre des personnages avec 4 frères et sœurs, 15 cousins, tous les grands-parents (etc.), j'ai commencé à réduire le "cast" depuis quelques années. Pour Clara, elle a ses 4 colocataires et voilà. Pour Mad, j'ai réduit drastiquement jusqu'à n'avoir qu'une sœur et deux voisins. Mike a (encore) une tribu gigantesque d'une quarantaine de personnes. Au moment où je réécrirai cette histoire (que j'aime autant que celle de Clara), il va y avoir des morts...
Aujourd'hui, mon modus operandi est : intrigue simple : histoire forte : roman court. Quand on a une intrigue qui est simple et forte, pas besoin d'écrire un pavé pour qu'elle marque. J'aime lire les pavés, mais pas les écrire. ,-)

4 graines de sésame:

Laura a dit…

C'est tout à ton honneur, Copinaute ;)

Jo Ann a dit…

Je fais de mon mieux !
J'aurais dû préciser que ma concision est venue *après* Gazelle... cof, cof.

Laura a dit…

Justement... Ce que je trouve tout à ton honneur est justement le fait que tu aies beaucoup investi dans la théorie, tu t'es posé beaucoup de questions en ce qui concerne le gribouillage, et cela, c'est un signe de grande maturité acquise (sagesse, je dirais même!). Un peu de recul avec notre gribouillage aide, on se force à se poser les bonnes questions. Et je trouve ça admirable, autant le dire ;)

Jo Ann a dit…

Ouh, de la sagesse ! ;-)
Je crois que celui qui n'avance pas en écriture, n'est pas un bon artisan. Alors, je bosse. ;-)